Mon avis sur: Saya no Uta

Autrement dit: Comment un visual novel que j’appréhendais énormément, est devenu en l’espace d’une nuit, l’une de mes œuvres favorites.

Quatre mois se sont écoulés depuis l’écriture de mon dernier article (Vous savez, celui sur Cave Story… Non ?) Nous sommes donc à présent au mois de Mai, avec l’été qui arrive doucement mais surement. Quoi de mieux pour écrire un article ! Mine de rien, ces quatre mois ont étés assez remplis pour moi. J’ai fait de nombreuses découvertes, que ce soit musicalement parlant, ou bien même en ce qui concerne le jeu vidéo, et je dois bien avouer que je n’avais pas vraiment envie d’écrire. Mais… une sorte de petit rayon de soleil est venu me titiller pour réécrire un article. Quand je parle de rayon de soleil, je faisais bien évidemment allusion à Saya no Uta (C’est marqué dans le titre, il fallait s’y attendre non ?).

Alors déjà, qu’est ce que ce jeu, et pourquoi j’en parle ?

Saya no Uta est un Visual Novel créé par Nitro+, avec un scénario original écrit par Gen Urobuchi. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cet homme, il est le scénariste de nombreux light novels, tel que Fate/Zero mais aussi d’animes, comme l’excellentissime Puella Magi Madoka Magica (Alias Madoka) D’ailleurs, quelle ne fût pas ma surprise quand j’ai appris cela. C’est un visual novel d’horreur principalement, bien qu’il puisse être aussi classé dans la catégorie Hentai (Même si ce n’est clairement pas l’aspect principal, du moins, ce n’est pas ce qui vient à l’esprit directement). Pour mieux illustrer mes propos, voici le trailer officiel de Saya no Uta.

Alors, vous la sentez, cette ambiance pesante ?

Maintenant que j’ai présenté brièvement le jeu, je dois vous dire comment j’ai connu Saya no Uta, ainsi que les raisons pour lesquelles j’anticipais autant à le faire. Je tiens à préciser que je n’évoquerai pas le scénario du jeu. Ce Visual Novel mérite amplement d’être lu, et je ne souhaite en aucun cas vous gâcher ce plaisir. Je vais donc me concentrer sur mon ressenti.

Donc tout d’abord, comme je l’ai dit un peu plus haut, j’ai découvert de nombreuses choses en quatre mois, notamment Helblinde, un DJ que je trouve talentueux et qui fait de nombreux remixes Hardcore en utilisant des extraits d’animes, de visual novels et bien d’autres sources touchant au japon, d’une manière générale. Il est devenu en quelques mois mon artiste favori. Alors pourquoi je parle de cet artiste ? Tout simplement car c’est lui qui m’a fait découvrir Saya no Uta, par le biais de ses remixes, notamment Monophobia, qui utilise des voix et des bruitages provenants de ce jeu.

Suite à l’écoute de cette musique, je me suis renseigné à propos de ce fameux Saya no Uta. J’ai vu que ce visual novel était très populaire, mais qu’il était assez difficile mentalement, et je dois vous avouer que cela m’a vachement refroidi à l’idée de le faire. Mais depuis fin avril, j’avais envie de me lancer dans ce visual novel. Je me devais de le faire, pour je ne sais quelles raisons. J’ai vu de nombreuses personnes en parler comme si c’était un visual novel formidable, notamment un ami à moi, qui l’a qualifié de « meilleur oeuvre scénarisée existante », rien que ça. Mais j’ai eu aussi de nombreux avertissements, à propos du contenu du visual novel, qui était glauque, violent, et surtout qu’il fallait éviter de le commencer si l’on allait pas bien, au risque d’accentuer le mal-être. Cela a donc éveillé ma curiosité. J’ai mis plusieurs jours à me décider avant de lancer le jeu. Pour tout vous dire, je ne me sentais pas prêt mentalement, je voulais être au top de ma forme afin d’éviter de dégrader mon moral. Je n’ai cessé de repousser, encore et toujours, le commencement de ce jeu, pour des raisons évoquées plus haut. Et pas plus tard que la semaine dernière, j’ai donc décidé de commencer pour de bon cette fois-ci, mais avec beaucoup d’appréhension et de stress (Au point d’en avoir mal au ventre).

Finalement, qu’ai-je pensé de ce fameux Saya no Uta ? Eh bien, pour faire simple, je considère ce jeu comme un véritable chef-d’oeuvre. Que ça soit en ce qui concerne la bande son originale qui colle parfaitement à l’ambiance du visual novel, et qui a réussi à me décrocher quelques frissons, mais aussi au niveau du scénario, et de son originalité. De par son caractère à la fois mature et sombre, en montrant des scènes pouvant êtres assez choquantes et répugnantes, je trouve que c’est réellement ça, la force de ce visual novel. Pour ce qui est des personnages, ils sont vraiment attachants, et nous avons toujours une sorte d’empathie envers eux, même pour ceux qui ne nous plaisent pas au premier abord. Mais si je devais parler de mon personnage préféré, ça serait Saya, une fille à la fois mystérieuse, intrigante et surprenante.

saya
Saya, dans toute sa splendeur.

Le jeu est doté de 3 fins alternatives, toutes aussi différentes et géniales les unes que les autres. Mention spéciale pour la final ending, qui a littéralement faillit me faire pleurer et qui a su m’émouvoir. Tout au long de ce visual novel, j’ai été réellement plongé dans l’histoire et dans l’univers, à tel point que je n’arrivais pas à m’arrêter de lire. D’ailleurs, je suis passé par plusieurs états, comme par exemple la joie, la tristesse, le dégoût, le stress et j’en passe, et ce, parfois d’une manière assez rapide. Je dois vous avouer que c’est assez étrange de passer de la joie à la tristesse ou inversement, en une fraction de seconde. En ce qui concerne sa durée de vie, il n’excède pas les 8 heures de lecture, ce qui peut paraître assez peu si l’on compare à d’autres visual novels, mais je vous assure que cela suffit amplement pour comprendre le scénario et d’ailleurs, je n’ai pas eu l’impression que les événements s’enchaînaient de manière trop rapide.

Mais finalement, ai-je bien fait d’autant appréhender ce visual novel ? Eh bien, en réalité, pas vraiment. Même si, après avoir fini le visual novel, j’ai passé plusieurs jours à ne penser littéralement qu’à ça, finalement je me dis que je suis juste quelqu’un d’assez émotif, qui est facilement impressionnable.  Je ne regrette absolument pas d’avoir joué à ce jeu, bien au contraire. Il m’a permit d’avoir une vision différente des visual novels, d’une manière générale, mais aussi du monde qui m’entoure. Je peux donc l’affirmer, haut et fort: Oui, je considère que Saya no Uta est un chef-d’oeuvre. C’est réellement l’oeuvre la plus marquante à laquelle j’ai joué depuis bien des années. Original, captivant, bref, une véritable petite perle de visual novel. Si vous aimez les visual novels, et que vous n’êtes pas trop mal mentalement, je ne peux que vivement vous le conseiller. Car soyez averti, ça pique un peu…(C’est pas pour rien qu’il est classé comme visual novel d’horreur, après tout).

Je penses avoir à peu prêt tout dit en ce qui concerne mon ressenti sur ce jeu, et je pense que vous avez deviné que ce visual novel se classe dans mes œuvres préférées, tout médias confondus. Je n’ai d’ailleurs pas hésité à acheter la version boite du jeu (assez difficile à trouver en Europe), ne serait-ce que pour la collection, je souhaitais réellement posséder ce jeu physiquement. Pour conclure cet article, je vous laisse écouter un de mes morceaux favoris de la bande son, pour que vous puissiez avoir un aperçu de sa qualité.

Sur ce, bonne journée/soirée !

Update: J’ai reçu la version boite du visual novel, après 3 petits jours d’attente, et je dois dire que je suis vraiment satisfait de mon achat. Une bien jolie boite pour orner mon étagère de jeux !

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